Michel Di Nunzio, De l'objectif à l'estampe

24.03.24
– 19.05.24
Un projet de l’artiste Michel Di Nunzio : utilisant des photographies comme matière première, il explore de nouveaux territoires esthétiques.

Né en 1956 en Province de Hainaut, Michel Di Nunzio est aujourd’hui actif en province de Namur, à Sambreville. À travers de nombreux médiums — céramique, sculpture, graphisme, gravure, photographie et illustration —, il explore différentes expressions contemporaines.

En 1990, il réalise une sculpture de trois mètre de haut en grès de Halleux pour la ville de La Roche-en-Ardenne et une céramique murale intitulée « Les Mondes engloutis » pour les amis de l’Institut Bordet. Il reçoit le Grand prix de Wallonie et le Grand prix de Belgique en 1996. Cette même année, il est le 1er lauréat des Arts et des lettres. Enfin, il reçoit, en 1997, le 1er Prix Artistique de la Ville d’Antoing pour les œuvres suivantes : l’Alchimiste – Vanescence et Pluie (1997). Ses planches sont publiées dans plusieurs ouvrages de bandes dessinées.

L’humain et la notion d’intériorité impactent son travail, tout comme la gestation, les métamorphoses, la solitude, les interactions, le hasard, les rêves et l’engloutissement. Ses essais graphiques l’ont mené à l’exploration de la céramique. Acier, bronze, pierre, bois, écorces, fil de fer s’intègrent dans son processus de création.

L’exposition

Appréciant les mouvements Dada et Surréaliste, Di Nunzio laisse une part au hasard et au jeu dans son travail. Le hasard se retrouve notamment à travers la technique du raku qu’il expérimente en céramique. Ce terme désigne une technique de cuisson rapide à basse température. Une fois cuite, la pièce est plongée dans de l’eau entrainant un réseau de craquelures.

Son nouveau projet constituant l’exposition « De l’objectif à l’estampe » est également dicté par le hasard. Il part de quelque chose de parfois mal vu dans notre société : les tags. Ils sont la matière première de ce travail, mais ne sont plus perceptibles dans les œuvres finies. Tout commence lorsque l’artiste photographie un tag depuis l’intérieur d’un train, cela offre un filtre sur des paysages ruraux ou industriels. Di Nunzio applique ensuite une série de retouches à ces photos et crée ainsi des compositions visuellement stimulantes. Le travail évoluant, l’artiste a puisé dans d’autres sujets que les tags.

Le hasard intervient lorsque les fichiers numériques sont imprimés sur cellophane, les encres se dispersent, offrant des résultats aléatoires. Placées sur une table lumineuse, ces impressions sont photographiées avant d’être imprimées sur papier. Di Nunzio transforme ensuite ces résultats en gravure. Pour ce faire, les photographies sont gravés sur bois au laser. Il crée ainsi des matrices en relief qu’il peut utiliser pour réaliser des séries d’épreuves : des gravures en taille d’épargne.

Di Nunzio s’ouvre alors à de nouvelles possibilités créatives lui permettant d’approfondir son travail artistique en ajoutant de la texture et de la dimension à ses gravures. Ce projet constitue un nouveau langage artistique unique permettant à Michel Di Nunzio de transmettre des émotions. Cette exposition à découvrir au Musée du Petit Format d’Art Contemporain illustre son travail d’exploration constante et variée de la beauté et de la complexité du monde qui l’entoure.

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