Cécile Miguel, du côté de l’ombre méditante

02.06.24
– 13.09.24
Nismes

L’exposition, « Cécile Miguel, du côté de l’ombre méditante », prend part à un projet plus large puisqu’elle chevauchera celle intitulée « Cécile Miguel. Au creux des apparences » qui sera présentée au musée de la Boverie à Liège. Les deux expositions sont complémentaires avec plutôt les grandes peintures sur bois à Liège et les dessins sur papier à Nismes. Notre exposition se concentrera, entre autres, sur l’image miguellienne par excellence : les personnages filiformes. La sélection des œuvres a été établie par notre équipe avec l’aide d’Yves Namur, ami de Cécile Miguel, et sa compagne Béatrice Libert. Tous deux ressuscitent le travail oublié de l’artiste.

Cécile Miguel (1921 – 2001)

De son vrai nom Lise Piérard, Cécile Miguel naît à Gilly en 1921 et décède à l’hôpital d’Auvelais en 2001. Avec son mari, en 1947, elle part dans le Midi pour s’installer en Provence. C’est alors qu’elle commence à peindre. À Saint-Paul-de-Vence, le couple rencontre Pablo Picasso, Françoise Gilot qui réalise le portrait de Cécile à plusieurs reprises, Joan Miró ou encore Jacques Prévert qui lui dédie le poème « Soleil de mars » paru en 1955.

Cécile Miguel expose pour la première fois en 1949 à Lucerne (Galerie d’Art Le National), aux côtés de Miró et de Picasso et, en 1950, elle remporte le Prix de la Jeune peinture française. En 1951, elle participe à « Peinture Moderne » à Vallauris, avec les amis de Picasso. Son travail fait également l’objet d’expositions personnelles en France (Vence en 1950, Nice et Paris en 1952, Split en 1973) et à Bruxelles, à la Galerie Les Contemporains, en 1961.

En 1964, pour des raisons de santé, Cécile Miguel et son mari quittent le Midi pour s’installer à Ligny. L’artiste délaisse alors volontairement la scène artistique sans jamais cesser de créer. Son œuvre fera tout de même l’objet d’une rétrospective vingt ans plus tard au Musée des Beaux-Arts de Mons grâce au soutien inconditionnel d’Achille Béchet, Directeur général des Affaires culturelles du Hainaut. Plus de deux cents tableaux et dessins y ont été révélés.

À côté et en parallèle de la peinture, Cécile Miguel est aussi poète. Elle est l’auteure de plusieurs recueils écrits seule ou avec son mari. À l’occasion de ces deux expositions vient de paraître, aux éditions Le Taillis Pré, Où jamais personne n’arrive, une anthologie de ses textes poétiques réunis et préfacés par Yves Namur.

L’exposition

Le travail de Cécile Miguel oscille entre abstraction et figuration libre, toiles tachistes, figures spectrales et paysages provençaux.

Dans l’espace restreint de notre salle d’exposition temporaire, nous nous sommes concentrés sur l’image miguellienne par excellence : les personnages filiformes qui, dès 1966, deviennent la signature de l’artiste.

À côté de ces œuvres hypnotisantes, vous découvrirez de petites gouaches abstraites appartenant à sa première période provençale (1955), des dessins comme les Personnages-Insectes, les Villes et Personnages, (fin des années 1960), ainsi que des Psychoscopies (1975). De petits formats, ces dernières sont réunies en vitrine. Il s’agit d’acryliques grattées qui laissent apparaître un fond coloré.

Dossier de presse – Cécile Miguel, du côté de l’ombre méditante

Dossier pédagogique – Cécile Miguel, du côté de l’ombre méditante

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